18/06/07
Parcours électoral d'un citoyen ordinaire
Comment se situe t-il politiquement parlant: démocrate, social, plutôt à droite mais surtout pas ultra libéral, il a conscience de la nécessité de préserver ses libertés, de son droit au travail ou d'entreprendre, de lutter pour la sauvegarde de l'environnement et de défendre la solidarité des plus favorisés envers les plus démunis.
C'est pourquoi, il a choisi au premier tour de la Présidentielle de voter pour François Bayrou.
Au second tour, il a préféré voter blanc pour ne cautionner ni les déclarations sécuritaires de Nicolas Sarkosy, ni le programme dépassé et populiste de Ségolène Royal.
Pour les Législatives, il a naturellement voté pour un candidat du Modem (quand il était présent ! ), puis, ce dernier éliminé et malgré ses convictions, pour le candidat socialiste de sa circonscription, non pas par peur de la "TVA sociale" (ce n'est pas une si mauvaise idée, si elle est dotée d'un bon garde-fou !), mais pour signifier au Président de la République que, s'il avait obtenu la majorité qui lui était nécessaire pour mener à bien les réformes justes, équitables et indispensables à la France, c'était par la volonté du peuple et qu'il ne détenait pas pour autant un blanc-seing l'autorisant à faire tout et n'importe quoi.
En somme, ce que résume Eric Fottorino pour le Monde.fr: "D'une certaine façon, les Français ont pratiqué eux-mêmes l'art subtil du rééquilibrage des forces politiques. Une alchimie faite de sagesse, d'un peu de déception et de beaucoup d'abstention."
07/05/07
Le 6 mai 2007, aussi important que le 10 mai 1981 ?
Eric Dupin, analyste politique au Figaro, décrypte, en vidéo, l'importante historique du résultat de dimanche.
L'analyse d'Eric Dupin
envoyé par lefigaro
04/05/07
François Bayrou crée le "Mouvement démocrate"
Le Mouvement démocrate, c'est le nouveau nom que proposera François
Bayrou à ses adhérents.
Il doit les réunir jeudi prochain à Paris lors
d'un conseil national de son mouvement pour avaliser les changements de
structures de sa formation. Il lancera à son issue cette nouvelle
formation démocrate dont il a annoncé la création après le premier tour
de la présidentielle. Ce conseil national sera consacré au "bilan de
l'élection présidentielle et à la préparation des élections
législatives", a affirmé Marielle de Sarnez, vice-présidente de la
formation centriste, qui a dirigé la campagne de François Bayrou.
Le
candidat centriste avait annoncé le 25 avril la création d'un nouveau
parti "démocrate", dont le nom définitif vient d'être révélé, précisant
qu'il présenterait des candidats dans toutes les circonscriptions lors
des élections législatives qui auront lieu les 10 et 17 du mois de juin
prochain.
18/04/07
Régis Granarolo (Munci) : "Le premier problème à résoudre est celui des seniors"
Pour l'association des salariés des TIC, Régis Granarolo (Munci) livre, dans un interview pour le Journal du Net, ses attentes et ses propositions pour les candidats à l'élection présidentielle, et plus précisément celles concernant les seniors. catégorie de salariés particulièrement touchée par les discriminations dans ce secteur.
"Dans notre secteur, le premier problème en matière d'emploi concerne les seniors. Ils sont les premiers frappés par les discriminations à l'embauche. Or, l'age de la retraite ne peut que reculer a priori, ce qui entraîne des bouleversements au niveau des schémas de carrière.
Dans les SSII au contraire, nous constatons un recours massif à des modèles basés sur le jeunisme. Tous les dispositifs mis en place pour favoriser l'emploi des seniors n'ont pas été assez efficaces, ou ont été contournés en raison des effets de seuil.
Il faut aller plus loin si nous voulons changer les choses. Cela passe par la mise en œuvre de dispositifs à la fois contraignants et incitatifs. Instaurer des quotas à l'embauche, durcir les conditions de licenciements des seniors, baisser les charges à l'embauche, défiscaliser la formation pour cette catégorie de salariés. En entreprise aussi, il faut que ces mesures s'accompagnent par une GPEC qui tienne compte de l'allongement du temps de travail, par exemple en remplaçant les préretraites par des temps partiels."
Lire l'interview sur JDN Solutions
30/03/07
Et la dette publique, Mesdames, Messieurs les candidats ?
A 24 jours du premier tour, l'institut COE-Rexecode tire de nouveau la sonnette d'alarme sur la dette publique auprès des candidats à la présidentielle.
D'abord, une précision, qui est COE-Rexecode , Conseil d'Observation Economique et de Recherche pour l'Expansion de l'Economie et le Développement des Entreprises (ouf!)?
D'après leur propre définition, Coe-Rexecode résulte du rapprochement des équipes du COE (Centre d'Observation Economique) de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris et de l’association Rexecode. C’est désormais le premier centre français d’analyse et de prévisions acro-économiques indépendant des pouvoirs publics. Largement tourné vers les entreprises et le monde professionnel, Coe-Rexecode est ouvert à toute entreprise, organisation professionnelle ou organisme public qui désire être directement et immédiatement informé des changements qui s’opèrent dans leur environnement macro-économique et financier.
Coe-Rexecode a deux missions complémentaires et en synergie :
1/ Une mission de veille conjoncturelle pour ses adhérents
2/ Une mission de participation au débat économique pour un large public
C'est donc un organisme à qui on peut, à priori mais avec réserve, accorder un certain crédit même s'il semble proche du patronat.
Et les conclusions de son analyse des programmes économiques des 3 principaux candidats ne sont guères encourageantes en ce qui concerne la dette publique.
En résumé, le programme de Nicolas Sarkosy maintiendrait, au mieux en cinq ans, la dette à son niveau actuel (64,6%), celui de François Bayrou la dégraderait légèrement (65,7%) et celui de Ségolène Royal la ferait carrément exploser (70%).
En terme d'emplois, le solde de création serait de +160 000 à 200 000 pour Nicolas Sarkosy, de -60 000 pour François Bayrou et de -80 000 ( -150 000 en cas d'extension des 35 heures aux PME) pour Ségolène Royal.
23/03/07
Il n'est de président que président du peuple

« Il n'est de président que président du peuple ». Hier, pour son grand meeting parisien au Zénith, François Bayrou s'est constamment démarqué de Nicolas Sarkozy, dont il a dénoncé « le mépris », comme de Ségolène Royal. « Entre le candidat de l'UMP et la candidate du PS, entre celui qui voudrait que la France soit l'Amérique et celle qui voudrait qu'elle soit la Scandinavie, il est temps de montrer que la France veut être la France, que la République veut être la République », a-t-il déclaré, devant plus de 10 000 supporteurs, dont beaucoup n'avaient pas trouvé place dans la salle du parc de la Villette.(source Le Figaro.fr)
Entre un Nicolas Sarkosy au libéralisme ravageur et aux convictions inquiétantes pour les libertés individuelles, et une Ségolène Royal qui nous propose un retour vers le passé de vingt ans en s'appuyant sur des cadres d'un parti socialiste sclérosé, le candidat centriste se positionne désormais comme la seule voie pour tous ceux qui ne veulent ni Sarko ni Ségo.
La question cruciale de sa majorité, s'il était élu, ne se pose pas.
Car si François Bayrou devenait Président de la République, les ralliements qui transpararaissent déjà dans certains propos des uns et des autres ( dans les 2 camps! ) et la sagesse des électeurs qui l'auraient choisi lui permettraient d'obtenir cette majorité indispensable pour mener à bien son projet.
A 30 jours de l'échéance du premier tour, il ne reste plus guère que deux possibilités aux Français:
- soit amener au second tour le duo UMP/PS qu'on tente de leur imposer depuis des mois, et dans ce cas, le choix, entre moins de libertés/ plus d'inégalités et un retour en arrière désastreux pour notre pays, serait encore plus douloureux pour tous les français qu'en 2002.
- soit permettre à François Bayrou d'être au second tour, et dans ce cas, ils pourront, peut-être, voir la France se réformer, reprendre, au sein de l'Europe, sa place d'une nation qui compte et défendre les principales valeurs sociales et sociètales auxquelles nous sommes tous viscéralement attachés.
Nos voisins Allemands ont, il y a 18 mois, élu Angela Merkel qui a su organiser une coalition dont on voit aujourd'hui le résultat: croissance supérieure à 3%, progression de l'emploi de +1,2%...
Alors pourquoi pas une social-économie pour la France ?
02/03/07
Ipsos lance le premier sondage en continu
SFR et Le Point s’associent à Ipsos et à son partenaire informatique Dell pour lancer la première opération de suivi quotidien de l’impact dans l’opinion de la campagne présidentielle.
Le dispositif d'enquête choisi par Ipsos consiste à interroger chaque soir de 300 électeurs en début de période, à 600 dans les derniers jours qui précèderont chacun des deux tours de scrutin.
Les résultats d'intentions de vote ainsi que les indicateurs de climat seront « rafraîchis » quotidiennement à partir de ces nouvelles interviews : on renouvellera pour chaque publication le tiers de l'échantillon, les interviews de la journée venant remplacer celles réalisées trois jours plus tôt, et ainsi de suite. Résultant du cumul des trois dernières journées d'enquêtes, chaque actualisation se basera sur un échantillon national représentatif d'environ 1000 personnes en début de période et jusqu'à 1400 dans la dernière phase de campagne.
Lire le détail de de cette observation en continu...
Mais n'oublions pas qu'il s'agit là d'un instantané de l'opinion à un instant T.
19/02/07
Et un autre...
Selon un sondage CSA que devaient diffuser France 3 et France Info dimanche 18 février, 55% des Français souhaitent que François Bayrou soit présent au second tour de l'élection présidentielle.
Les sympathisants de gauche sont à 55% favorables à la présence du président de l'UDF, contre 37%, et ceux de droite, à 65% contre 30%.
Sondage réalisé par téléphone les 14 et 15 février auprès d'un échantillon représentatif de 909 personnes âgées de 18 ans et plus inscrites sur les listes électorales (méthode des quotas).
Le sondage du jour...
Intégralité du baromètre présidentiel TNS - Sofres sur les intentions de vote des francais en février.
Lire le document
12/02/07
100 000 000 d'euros par jour
100 millions d'euros par jour, c'est la dépense de la France pour payer...les intérêts de la dette accumulée depuis 25 ans!
C'est ce que le premier mInistre, Dominique de Villepin, et le ministre des finances, Thierry Breton, rappellent aux candidats à l'élection présidentielle, à un moment où chacun d'entre eux évite soigneusement d'aborder de front ce sujet qui fâche.
Que pourrait-on faire si on pouvait utiliser cette dépense inutile de 36 milliards d'euros par an à autre chose ?
Par exemple, améliorer les services publics, la compétitivité de la France, l'éducation, la santé, la recherche, ou financer l'investissement.
En fait, beaucoup de ce qui figure dans les programmes des uns ou des autres et qui, sans éclaircissements sur les moyens de financer ces mesures, resteront des promesses démagogiques.
Sinon, voir le compteur en temps réel de la dette publique pour mieux se rendre compte de l'étendue des dégâts !!
